Wade, tu nous manques!

Monsieur Wade

Depuis la disparition de notre ami Monsieur Wade en janvier 2007, l'école Liberté 5 a dont il fut le directeur été rebaptisée Ecole El Hadji Souleymane Wade, en mémoire à ce grand serviteur de l'éducation au Sénégal.
Qui a dit que personne n'était irremplaçable?
En tous cas, lui ne l'a pas été... tout juste a t'on installé quelqu'un dans son fauteuil...
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Voeux 2010Les voeux de l'association

Vous avez reçu des Voeux

Cette année encore, ce sont les enfants de l'école El Hadji Souleymane Wade (ex Liberté 5) qui ont rédigé les voeux que beaucoup d'entre vous ont reçu en France.

Pour les prochains voeux, nous travaillerons avec une autre école car nous ne pouvons plus compter sur le concours de la nouvelle direction de l'école... nous le regrettons...
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Un petit reportage sur la remise de l'argent collecté pour l'école, en Juin 2008
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Tenir à jour le site...

Bienvenue au Sénégal

Difficile de tenir à jour ce site... l'erreur fut de ne pas prévoir un système de gestion de contenus qui aurait permis aux autres membres de l'association de collaborer à sa rédaction.
Un jour je prendrai le temps de revoir cela.... mais bon...
Aujourd'hui 26 janvier 2010, je suis à Dakar, et l'immense découragement qui gagne toute l'équipe justifie cette mise à jour impromptue.
Depuis quelques mois déjà nous pressentions la fin de notre partenariat avec l'Ecole El Hadji Souleymane Wade qui durait depuis 2004.
Que les membres de l'Association, nos soutiens et tous ceux qui nous suivent se rassurent, dès demain, de nouveaux échanges seront organisés, avec une autre école... mais quel gâchis !
JeanMarie Mouton, président de l'association en France
Lire le détail de cette lamentable affaire

Bienvenue au Sénégal

Née en juin 2002 de la volonté d'amoureux du Sénégal, l'association Monsénégal a pour but d'apporter un soutien aux populations fragiles du Sénégal en organisant un réseau d'échanges et de solidarité.

Du hasard est née la nécessité

Au commencement, il y eut un voyage acheté sur internet, à la dernière minute.
Ma femme et moi avions décidé de passer 10 jours en Thaïlande, mais à force d'hésiter sur le circuit et l'hôtel, au moment de concrétiser l'achat des vacances, les seules destinations encore disponibles étaient la Tunisie et le Sénégal.
Ce fut le Sénégal, voyage tout compris, à Saly.
Au programme, plage, et... plage, et encore... plage... dans un espace certes accueillant, mais réservé aux seuls touristes et aux Sénégalais montrant patte blanche... bref, rien que de quoi me ficher le cafard.
Passionné d'informatique et d'internet, je passais finalement une grande partie de mon temps dans un cyber café de la station balnéaire, c'est là que je rencontrai Aziz, pardon... Monsieur Aziz.

Monsieur Aziz devant son lieu de travail

Aziz est un garçon très sympathique, son prénom complet est Abdoul Aziz, il paraît que cela signifie "l'élu de Dieu", aujourd'hui, je l'appelle (avec humour et affection...) le fléau de Dieu.
C'est un Bambara, descendant de roi. Il me raconte sa vie de galère, se plaint de son salaire dérisoire... nous sympathisons, j'ai du temps, je lui propose de lui apprendre les bases de la conception des sites web.
Nous sommes en 2001, l'internet balbutie au Sénégal, il est clair qu'il y a un marché, Aziz n'est pas bête, il est initiés à l'informatique, dispose d'un accès à la toile qui lui permettra de parfaire seul sa formation.
Et je passe le plus clair de mes vacances à faire de la formation informatique bien au frais dans le cyber climatisé... ou à prendre des photos numériques dans Saly et les environs
Normalement, s'il se perfectionne et avec un appui technique en France, c'est sur, il doit pouvoir améliorer ses revenus.
Les vacances sont terminées, je ne connais pas grand chose du Sénégal, mais je rentre avec plein d'images dans la tête, je sais déjà que j'aime ce pays.

Des images plein la tête

Trois mois passent, coup de téléphone d'Aziz à 1 heure du matin (Aziz n'a jamais su prendre en compte les 2 heures de décalage horaire entre Paris et Dakar...) :
Allo, Jean.... tu sais, je me suis fait virer de mon emploi parce que mon patron me reproche de travailler sur les ordinateurs du cyber...
Je traduis: Je me suis fait virer, et c'est de ta faute....
Depuis, je sais qu'il y avait un million de raisons valables pour un patron de virer Aziz...

Le Pen, tu nous fais de la peine

En 2002, grafiti sur la Corniche
à Dakar

Mon vrai prénom est Jean-Marie, mais à sa simple évocation, tous mes interlocuteurs Sénégalais s'exclament:
Ah! Jean-Marie? Comme Le Pen?
Lassé d'être associé à notre sinistre homme politique, j'ai pris l'habitude de me faire appeler Jean tout court.
Depuis, il y a eu les élections de 2007, et la déconfiture de l'homme et de son parti... je vais enfin pouvoir retrouver mon identité...

Les débuts, l'apprentissage de l'Afrique

Je suis mal dans mes baskets, mon entourage en remet une couche, me reprochant de me mêler de la vie des gens... je décide d'assumer.
Je casse ma tirelire, envoie de l'argent à Aziz afin qu'il loue un logement à Mbour et déménage la maison de carton d'emballage qu'il occupe sur le parking du Novotel de Dakar.
J'achète ordinateur portable, appareil photo numérique, imprimante, graveur de CD, bref, tout le nécessaire du parfait bricoleur informatique sénégalais.
Retour à Dakar où m'attend un Aziz tout sourire, premier voyage en taxi-brousse jusqu'à Mbour; je me sens bien, je découvre le vrai Sénégal.

Aziz a loué un petit deux pièces tout neuf à Grand Mbour; maintenant qu'il est installé, il a fait venir sa compagne, Geneviève (pour qui l'association essaiera plus tard d'ouvrir un restaurant.... mais, c'est une autre histoire...)

Le bureau

Dès mon arrivée, nous nous mettons au travail: formation intensive à l'informatique et à l'infographie.
Je garde un bon souvenir de ces deux semaines passées là, à vivre au milieu d'une population chaleureuse, toute étonnée de voir un "toubab" dans cet endroit.
Les journées de travail sont ponctuées par la visite des enfants du voisinage, les quelques déplacements alentour, les repas préparés par Geneviève.

L'hivernage: chaleur et pluie

C'est l'hivernage, les rues de Mbour
sont régulièrement inondées

Je découvre aussi l'hivernage (saison de forte chaleur et de pluies ) qui transforme Mbour en une sorte de Venise où les gondoles seraient remplacées par des voitures rouillées qui éclaboussent d'une boue douteuse les piétons débutants comme moi, non encore initié au déplacement sur les pneus de camions usagés disposés le long des rues en guise de trottoirs; et d'admirer la dextérité des belles Sénégalaises, en grand boubou, toujours impeccables malgré ces conditions... un vrai métier.

Le loft

Le travail avec Aziz

Le site monsenegal.com existe déjà. Le projet pour Aziz constiste, d'une part à vendre des pages de publicité aux établissements touristiques de Sali, de se servir du site monsenegal comme d'un annuaire , d'autrepart, de proposer des services aux touristes, comme leur confectionner des cartes postales virtuelles que nous envoyons par mail à une liste de destinataires.
Tout cela plaît beaucoup, je rappelle que nous sommes en 2001, que les appareils photos numériques sont très peu répandus, il y a de réels débouchés.
Nous avons défini un objectif de chiffre d'affaire mensuel de 300 000 francs cfa (450 Euros) qui doit permettre à Aziz de payer ses charges et de vivre décemment.

Une carte postale numérique

Exemple de carte postale numérique confectionnée par Aziz, envoyée par mail à une liste de destinataires,
service vendu 2000 frs cfa (3 euros) aux touristes

Pour la conception des pages web, le système est simple: Aziz fournit images et textes de la page, me transmet cela par mail, et, depuis la france, je confectionne la page et la mets en ligne... il n'a plus qu'a facturer.
Aujourd'hui encore, je reste convaincu que l'idée n'était pas farfelue... Aziz avait la technique, je restais en soutien.... pourtant...

L'échec du projet, la création de l'association

Aziz dispose d'un petit fond de roulement lui permettant de lancer sa petite affaire... mais d'affaires, il n'y en eut quasiment pas... La raison : il ne sait pas ce que travailler en indépendant veut dire... il avait besoin d'un "coach" permanent, ce que je ne pouvais évidemment assumer...
En plus, Aziz est issu d'une famille de nobles... et visiblement, un arrière petit fils de roi n'est pas fait pour travailler... tout du moins, dans son esprit.
Commence alors un véritable harcèlement téléphonique, et il ne se passe pas quinze jours sans qu'Aziz m'appelle au secours... au début, je cède... puis, je ne peux plus, je ne veux plus... je décide de créer une association.
J'explique alors que ce n'est plus moi qui décide, que l'association est gérée collégialement.... manière de me défausser...
Le statut associatif est aussi le mieux adapté pour recueillir des fonds et oeuvrer contre la pauvreté qui sévit ici.

L'homme d'affaire

L'homme d'affaire
l'habit, mais... l'envie ?

L'histoire d'Aziz n'est évidemment pas terminée... j'ai encore essayé de le faire travailler dans l'entreprise de conception de sites web Lookhy, créée pour générer des ressources à l'association...
Régulièrement, je lui donne un coup de main... décidé à ne plus lui donner d'argent, mais seulement du travail rémunéré, alors il vient se faire embaucher, prend son accompte sur salaire et disparaît jusqu'a la prochaine fois...
Nous nous voyons presque à chacun de mes voyages... sa vie en quelques mots:
Geneviève l'a quitté... il s'est marié, a une petite fille prénommée... Marie Noelle, le prénom de mon épouse qu'il avait choisie comme marraine (offre gentiment déclinée, sachant trop ce que cela aurait signifié).
Ses occupations? il a connu une période faste en persuadant un ancien président africain de lui écrire ses mémoires... il reçut un important acompte pour cela, les mémoires ne furent évidemment jamais écrites, l'acompte a été dépensé à la vitesse TGV.
Il a été employé quelques semaines dans un "call center" de Dakar, a essayé de trafiquer des francs français au moment du passage à l'euros, et perdu tout son pécule... quelqu'un lui ayant refilé de la fausse monnaie...
J'en passe... sa vie est un roman... aujourd'hui, en 2007, il est à Saint Louis avec sa petite famille, chez ses parents.
Il continue à me solliciter régulièrement pour que je lui finance, un jour un taxi, ou alors un champ de mangues, une maison...
Mais je ne suis disposé qu'à lui donner.... du travail....
C'est dommage, car c'est quelqu'un de très sympathique, qui connaît Dakar comme personne, je lui dois les promenades les plus instructives que j'ai effectuées... d'ailleurs, il parle maintenant de proposer ses services en tant que guide touristique, c'est peut être sa voie, à suivre....

Les membres de l'association au Sénégal

Les membres de l'association au Sénégal, de gauche à droite:
Jean-Marie, Fatou, Ibrahima et Mia

Pour que l'association fonctionne, j'ai besoin de trouver des membres au Sénégal...
Afin de pouvoir communiquer à distance, les futurs membres doivent être initiés à l'outil informatique en général, et au web en particulier... c'est donc sur internet, depuis la France, que je me mets à la recherche de perles rares.

Fatou en mission

Fatou en mission

C'est virtuellement que j'ai rencontré Fatou, Mia et Ibrahima, et c'est par Internet que je leur ai donné rendez vous à Dakar.
Mia et Ibrahima sont restés en contact avec l'association, mais leurs occupations professionnelles leur ont rapidement empêché de lui consacrer du temps.
C'est donc sur Fatou que repose l'association au Sénégal.

A notre première rencontre, je ne connais pas encore très bien Dakar, et, depuis la France, je lui fixe un rendez-vous Place de l'Indépendance, à la brasserie du Rond Point, juste à coté du ministère des Finances.
Elle est arrivée avec pres de 2 heures de retard, et j'ai appris plus tard qu'elle avait failli ne pas venir tant elle hésitait entre le sentiment de curiosité à l'idée de rencontrer un genre de fada français et l'appréhension d'un rendez-vous avec un inconnu.
Depuis, elle ne manque pas de me rappeler que cet "embrigadement" dans l'association avait changé sa vie, sans qu'elle dise si ce fut en bien, ou en mal...

Fatou à la fac

Fatou au travail à la Fac de droit
avant son complet "embrigadement"

C'est vrai que depuis, elle a abandonné son poste de responsable d'un service informatique de l'université de Dakar, gère une société de conception de sites Internet créée à Dakar dans le but de financer l'association, et, pour finir, a épousé un membre de l'association de France, ce qui en fin 2007 posera le problème de son remplacement sur place....
Je tiens à lui rendre hommage pour son dévouement toujours désintéressé.
Je lui dédie ce site Internet, ainsi qu'à mon épouse qui supporte les désagréments de mon engagement et accepte mes fréquents voyages.

Aller vers les petites gens.

Les grandes organisations internationales, fondations, les états et l'Europe qui consacrent des fonds importants à l'aide au développement en Afrique en général et au Sénégal en particulier s'occupent de grandes causes mais ne parviennent pas à atteindre directement les petites gens.
C'est à cette aide de terrain que nous consacrons nos efforts.

Des échanges organisés autour d'une école.

Depuis plusieurs années, nous organisons des échanges avec des écoliers de Dakar grâce à un système de cartes de vœux d'entreprise, entièrement confectionnées au Sénégal, rédigées par des écoliers de la part envoyées depuis le Sénégal.
Cette initiative, en plus des liens personnels qu'elle a permis de tisser et du grand élan de sympathie et de générosité qu'elle a suscité, procure à l'école partenaire un financement régulier.

Pour un tourisme solidaire.

Enfants sénégalais jouant sur une pirogue, à Saly, Sénégal

La politique du Sénégal en matière de tourisme a eu tendance à privilégier un tourisme de masse, concentré sur des zones hôtelières aménagées pour répondre aux demandes des grands tours-opérateurs.
Ces formules, qui permettent de passer des vacances " plage et soleil " à bas prix, ne favorisent ni la découverte ni les échanges et ne profitent principalement qu’ aux grands groupes hôteliers.