Voeux 2010Les voeux de l'association

Vous avez reçu des Voeux

Cette année encore, ce sont les enfants de l'école El Hadji Souleymane Wade (ex Liberté 5) qui ont rédigé les voeux que beaucoup d'entre vous ont reçu en France.

Pour les prochains voeux, nous travaillerons avec une autre école car nous ne pouvons plus compter sur le concours de la nouvelle direction de l'école... nous le regrettons...
Lire la suite...

Un petit reportage sur la remise de l'argent collecté pour l'école, en Juin 2008
Voir la vidéo

Publicité Google AddsensePublicité Google Addsense

Petit, mais.... motivé

Fatou en reportage

Fatou en reportage...
dans la bonne humeur

Nous sommes tout petits... Cela nous avantage sur certains points, et nous handicape sur d'autres...
L'avantage: nous connaissons parfaitement tous les acteurs des projets que nous mettons en place, tous les projets sont suivis de très près.
L'inconvénient: nous sommes limités dans nos actions, faute de moyens, mais surtout de membres actifs sur place, au Sénégal.
Fatou Sene, Présidente de l'association au Sénégal, s'appelle maintenant Fatou Tajani... elle a épousé un résident français (qu'elle a connu grâce à l'associaton...), et, évidemment, elle va rejoindre son mari en France, nous obligeant à la remplacer, même si elle continuera à travailler pour nous, mais... à 5000 kilomètres des projets.
Nous ne tenons pas à perdre la complicité, l'amitié et la joie de faire des choses utiles ensembles.

 

Le petit Abou, un heureux hasard

Le petit Abou,
un heureux hasard

Notre petite taille a aussi des implications dans le choix des projets et des personnes que nous aidons... autant le dire, c'est un peu le fait du roi.... c'est au gré des voyages que nous croisons des gens qui nous semblent mériter un coup de main.
Disons que ceux là ont eu la chance de croiser notre route.
Nous essayons de nous guérir de ce travers, mais ça n'est pas simple, tant nous sommes sollicités, et tant il y a à faire.
Il arrive fréquemment que nous aidions ponctuellement des amis (ou de simples connaissances) malades ou en grande détresse en leur donnant directement un peu d'argent... comment faire autrement?

Un objectif: l'aboutissement des projets menés...

Culture maraîchère à Nder

Culture maraîchère à Nder

Pas facile de concilier générosité et pragmatisme... nous apprenons tous les jours.
Nous n'aidons que là où nous savons aider:
C'est vrai par exemple que l'école Liberté 5 n'est pas, et de loin, l'école la plus miséreuse du Sénégal, mais cette école est située à 2 pas du siège de l'association, nous rencontrons très régulièrement direction, parents d'élèves et instituteurs sans avoir de longs et couteux déplacements à effectuer.
Comment assurer le suivi d'un projet en pleine brousse? Nous laissons cela à d'autres structures, qui ont la logistique pour...
De même, quand nous avons décidé de parrainer 2 enfants, nous avons demandé à une personne de se renseigner dans le quartier afin de nous désigner une famille tres démunie... le critère géographique était essentiel... (ceci dit, il n'y a malheuresement aucune difficulté à trouver une famille en situation de très grande pauvreté dans aucun quartier populaire de Dakar).

Pour ne pas aider de travers...

Les début de l'association ont été difficiles.
Nous ne savions pas faire... Les deux premiers projets menés:

furent des échecs; et il nous a fallu beaucoup d'entêtement pour ne pas tout arrêter.
Nous avons eu une grande part de responsabilité dans ces deux ratages, non pas que nous n'y avions pas mis les moyens suffisants, ou tout notre enthousiasme...
Mais nous avons négligés deux points essentiels:

  • Il n'est possible d'aider à la réalisation d'un projet qu'à la condition que celui-ci soit porté par la personne qui sollicite notre aide et en aucun cas imaginer quelque chose à sa place...
  • tout le monde n'est pas capable de gérer sa propre affaire, beaucoup ont besoin d'une assistance permanente, et ça... c'est difficile pour une strcture comme la nôtre

Partout au Sénégal on voit les ruines de projets ruineux conduits par des associations qui n'ont pas pu ou pas su suivre leurs dossiers... Sauf à apporter une aide ponctuelle à une collectivité (école, village, association) porteuse d'un projet dont il ne manque que le financement, il est impossible de monter quelque chose le temps des vacances, et de s'imaginer que cela va perdurer sans un solide appui sur place.
Trop souvent aussi, on voit des fausses aides...

Des aides qui n'en sont pas...

Invariablement, quand on m'interroge sur les raisons de mon engagement dans l'association, je réponds faire cela par... intéret... mais, intéret au sens où cela m'intéresse.
Certes, cela coûte un peu d'argent, mais pas plus qu'une inscription à un club de golf ou une autre activité qui... ne m'intéresse pas...
De même, les French Doctors ou autres travailleurs d'ONG humanitaires n'éveillent pas en moi de sentiment d'admiration.... juste de l'envie... et si vous discutez avec l'un d'entre eux, il vous avouera que ces années d'engagement restent les plus belles de sa vie.
Evidement, pour que le plaisir soit complet, il ne doit pas simplement se suffir à lui même, encore faut il qu'il engendre de l'utile; car trop souvent on voit des occidentaux gesticuler avec grand tapage autour de projets dont l'échec est annoncé avant même leur mise en oeuvre, et qui sont montés dans le seul but de se donner l'impression d'être utile.

Fatou sur son 31

Fatou sur son 31

C'est la remise des prix à l'école Liberté 5.
Monsieur Wade, le directeur nous a invités, en fait, nous serons presque les vedettes de la fête.
Nous avons fourni les lots remis aux élèves, et l'école tenait à nous remercier publiquement pour le partenariat que nous entretenons depuis quelques années.
Je ne m'y attendais pas, et je m'annonce avec un blue jean poussiéreux surmonté d'un T-shirt délavé... heureusement, Fatou est sur son 31...
Dans l'assistance, outre les élèves méritants et leur famille, une belle brochette de notables, d'hommes politiques et d'ambassadeurs...
Lors de son discours, Monsieur Wade remercie les associations partenaires, dont une association d'élèves d'une grande école de commerce de Paris qui a amené des ordinateurs, et j'apprends qu'une partie de l'argent que nous avons remis à l'école participera au financement d'une salle informatique qui abritera les ordinateurs...
Je suis furieux... je ne me gène pas pour faire part de ma colère au jeune représentant de la dite école.
Car vraiment, est ce comme cela qu'on aide une école primaire dont la principale ambition est d'amener les élèves à la pratique du français et à une alphabétisation modeste devant permettre aux plus assidus et au moins pauvres de poursuivre au collège, dont beaucoup d'enfants quittent les bancs au second trimestre car les familles n'ont plus de quoi payer les fournitures scolaires?
Les ordinateurs vont ils améliorer l'éducation des enfants quand les instituteurs n'ont pas assez de craies, encore moins les moyens de faire repeindre leurs tableaux noirs?
Et que valent des ordinateurs sans logiciels ni formation (alors que les instituteurs n'en ont pas la pratique)... ni salle informatique, qui plus est des ordinateurs usagés, que les entreprises occidentales doivent faire recycler à grand frais lorsqu'ils sont réformés... bref, les donner en Afrique revient moins cher que de les mettre à la poubelle.
Résultat... une salle a bien été construite, en partie avec les fonds de Monsenegal, vide... non, il y a bien des ordinateurs en tas qui s'amoncèlent sous la poussière.
Nous aimerions bien y installer une cantine scolaire un jour.
Evidemment, les jeunes gens qui ont amené ce matériel pensaient bien faire... mais non seulement cela n'a servit à rien, mais cela a entamé des fonds que nous avions prévu pour des uniformes (l'uniforme est obligatoire pour les enfants, il doit être acheté environ 12 euros par les parents) et des fournitures basiques (cahiers, crayons, etc...).
Nous même envisageons de créer un "point" informatique dans l'école, mais, destiné aux seuls instituteurs, que nous aurons préalablement formés (ou fait former), avec le financement d'une connexion internet nous permettant de communiquer.
Pour l'instant, c'est en stand by faute d'un financement pérenne, et nous nous contentons d'ouvrir nos bureaux (à 2 pas de l'école) aux instituteurs qui souhaitent se former et se connecter, vous pouvez d'ailleurs en faire l'expérience, le formulaire de la page de l'école revoie les messages à Moise Manga, instituteur et Monsieur Wade, directeur.