Vous avez reçu des Voeux

Ce sont les enfants de l'école Liberté 5 qui, chaque année, rédigent des voeux sur des cartes réalisées à Dakar et financent ainsi des projets de l'école et les fournitures scolaires qui leur sont remises.

Un petit reportage sur la remise de l'argent collecté pour l'école, en Juin 2008
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La population du Sénégal

Le Sénégal compte environ 12 millions d’habitants (dont 3 millions pour la seule agglomération de Dakar).
C’est une population jeune issue d’une vingtaines d’ethnies différentes.

Les principales ethnies :

  • Les Wolofs qui représentent l’ethnie la plus importante (35% de la population).
    Ils sont très majoritaires sur la côte entre Dakar et Saint Louis, dans le nord et le centre du pays.
    Néanmoins, ils n'ont jamais détenu l'essentiel du pouvoir politique au contraire des Sérères, moins nombreux et pourtant très présents dans les allées du pouvoir politique du pays.
    Traditionnellement, ce sont des cultivateurs sédentaires qui produisent l'arachide, mais ils sont aussi présents dans le petit commerce.
    Ils sont très généralement musulmans et constituent la majorité des Talibés de la confrérie des Mourides.
    Quoique le français soit la langue officielle du Sénégal, le wolof, parlé par la grande majorité des Sénégalais.
  • Un berger Peuhl

    Un berger Peuhl
    de la région du fleuve

    Les Peuhls (environ 5%) sont l’une des éthnies qu'on rencontre dans de nombreux pays d’Afrique.
    On les trouve beaucoup au Nord du Sénégal, dans la réion du fleuve, mais également autour de Thies, et, d'une manière générale, dans les régions favorables à l'élevage.
    Car ce sont traditionnellement des éleveurs nomades.
    Ce sont des gens très attachants, complètement décalés dans notre monde.
    Ils pratiquent «l' élevage sentimental», s'interdisant d'abattre leur bétail qui est leur richesse, leur fierté et leur raison de vivre.
    Cette tradition les condamne à une vie précaire et leur vaut les critiques de ceux qui les accusent de consommer les maigres pâturages... pour leur seul plaisir.
    Le lait caillé que les femmes vendent sur le bord des routes constitue quasiment leur seule source de revenus.
    Poussés par les aléas climatiques, ou empêchés de continuer à vivre selon leur tradition, de plus en plus de Peuhls se retrouvent déracinés dans les banlieues de Dakar.
    On en rencontre beaucoup parmi les chaufeurs de taxi; d'autres tiennent des petits commerces.

Manu, jeune web master est venu travailler bénévolement à Dakar pour l’association.
C’est dimanche, et nous décidons de visiter Toubab Dialaw, sur la petite cote, à 50 kilomètres de Dakar.
J’ai loué une voiture pour l’occasion ; Georgette (filleule de l’association) et Fatou (la présidente) nous accompagnent.
En rentrant de notre virée, sur la route entre Sindia et Thies, juste après les carrières de phosphates, Fatou me demande de faire une halte : elle souhaite acheter du lait caillé dans le village Peuhl qu’on aperçoit en contrebas de la route.

Entre sindia et Thies, un village Peuhl

Le village est paisible; seules les femmes, les jeunes enfants et les vieillards sont présents; les hommes sont occupés à faire pâturer les bovins, les jeunes garçons font leur apprentisage de berger Peuhl en s'occupant des chèvres.
En attendant que nos amies fassent leurs emplêtes, je prends quelques photos.
Ces gens sont souriants et très accueillants.
Je leur promets de revenir un jour leur apporter les photos.

Jour de fête au village: les premières photos des habitants

Jour de fête au village:
les premières photos des habitants

Quelques mois plus tard, je reviens en vacance au Sénégal.
Comme à chacun de mes voyages, j'ai bourré mes bagages de vêtements à donner.
J'ai aussi apporté les photos promises.
Ma femme et moi avions décidé de laisser tous les vêtements (environ 15 kilos) au village.
Je retrouve les femmes rencontrées quelques mois plus tôt occupées à se tresser mutuellement les cheveux.
Elles sont contentes de recevoir le gros sac de vêtements, sans plus.
Mais au moment où je leur donne les photos, c'est la folie dans le village, un vrai jour de fête!
Me voila photographe officiel, passant de case en case pour photographier les bébés, les animaux...
Depuis, je traîne ma promesse de repasser par là avec les précieuses images.
Ce sera pour très bientôt! Avec ou sans vêtements.

  • Jeunes pêcheurs Lébous

    Jeunes pêcheurs Lébous

    Les Lébous, très proche des Wolofs, sont les premiers et principaux occupants de la presqu’île du Cap Vert, ils représentent actuellement environ 7% de la population du Sénégal.
    Ce sont traditionnellement pêcheurs, qui s'établissent partout où il y a du poisson.
    Ils sont très majoritairement musulmans.
    Le taux d'alphabethisation de ces communautés est désastreux.
    Ce sont souvent des gens rugueux, pas vraiment aimables avec les touristes.
    On leur reproche (souvent à juste titre, il n'est qu'à voir l'état des plages de Saint-Louis, M'Bour, Djifer et d'autres...) de se ficher complètement de la propreté des lieux qu'ils occupent.
  • Les Toucouleurs, très proches des Peulhs, ils vivent dans les mêmes régions mais sont mieux intégrés dans la vie économique du pays.
    Ils ont été les grands guerriers du Sénégal.
    Aujourd'hui, ils sont surtout commerçants, et nombre d'entre eux tiennent des « dibiteries » qui sont les rôtisseries sénégalaises spécialisées dans les grillades de mouton.
  • Lutteurs Sérères

    Lutteurs Sérères

    Les Sérères, 17% seulement de la population, mais souvent à la tête des hauts postes de l’administration et chefs de grandes entreprises.
    Le président Léopold Sédar Senghor était Sérère.
    Majoritairement musulmans, ils forment cependant une des plus importantes communautés catholiques du pays et la plus ancienne.
    C'est d'ailleurs en grande partie grâce aux écoles catholiques de très bonne qualité que les Sérères sont très présents dans les élites Sénégalaises.
    Ils ont de loin le meilleur taux d’alphabétisation du pays.
    Leur passé de grands guerriers se retrouve aujourd'hui dans la lutte Sérère, devenue lutte sénégalaise, qui est devenu le sport national, avec de célèbres champions aux noms de scène évocateurs: Tyson, Bombardier, Jacques Chirac...
  • Un diola récoltant le vin de palme

    Un diola récoltant
    le vin de palme

    Les «peuples forestiers» du Sénégal sont des ethnies vivant en Casamance, dans la région de Kolda.
    Les Diolas 9 % de la population, eux mêmes divisés en sous groupes parlant des langues différentes (les Essils (vers Thionk), les Fognys (vers Baïla), les Erings, les Bayots(au Sud), les Floups(à Oussouye), etc),
    Balantes (2 %), Manjaks (1 %), Mankagnes (1 %), Baïnouks (2 %), Karoninkas (1 %) et Pepels (1 %).
    Les forestiers casamançais sont à majorité catholiques, ce qui ne les mpêche pas d'entretenir leurs traditions animistes.
    Les Diolas, traditionnellement agriculteurs, vu leur bon niveau général d'insruction, occupent souvent des postes à responsabilité.
  • Les Malinkés (4%) sont des Mandingues comme les Bambaras et vivent au Sénégal oriental à la frontière malienne (région du Tamacounda).
    Malgré leur proche parenté avec les Malinkés, les Bambaras (2 %) sont considérés au Sénégal comme des Niaks, c’est-à-dire des Noirs non sénégalais.
    Ils résident également dans la région de Tambacounda, plus spécialement à l’est du département de Kédougou.
  • Les habitants issus d'Afrique du Nord et du Moyen Orien sont appelés les Nars.
    Ils forment la première communauté étrangère, avant les Français (appelés les Toubabs).
    Ils sont surtout Maures ou Libanais, et on les retrouve dans de nombreux commerces:
    - les Maures sont souvent bijoutiers et proposent des très jolis bijoux en argent.
    - les Libanais sont très présents dans le commerce du tissu et dans les domaines de la boulangerie, de la patisserie et de la restauration rapide (où ils proposent les chawarmas, sorte de kebabs).
    Ils sont aussi souvent médecins.
    Les Sénégalais d'origine libanaise sont victimes d'un certain racisme; il leur est reproché leur manque d'intégration dans la société (il est vrai que les mariages se font uniquement dans la communauté)... mais la vraie raison semble plutôt être la jalousie, tant leur réussite dans le commerce et les affaires fait des envieux.